La redoutable forteresse circulaire d'Isengard, fief du mage corrompu Saroumane, est l'une des pièces maîtresses de l'histoire de la Terre du Milieu. Mais Isengard connaît ses plus grandes heures dans les Deux tours, où la citadelle payera le prix fort. Regardons de plus près les histoires, les faits, et les personnages principaux derrière l'un des plus célèbres lieux du Seigneur des anneaux.









Son histoire
Construit par les Hommes du Gondor lors du Second Âge, comme extension de leur royaume, Isengard tombe progressivement dans la désuétude au cours du Troisième Âge, avant d'être prise par les Hommes de Dun, qui en font une position avancée pour leurs raids sur le Rohan. En 2759 3A, les Rohirrim les en délogent et la tour est cédée à Saroumane par l'intendant Beren.

Avec la bénédiction du Gondor, le magicien blanc s'y installe environ 200 ans avant que Frodon et la Communauté n'entreprennent leur long voyage pour détruire l'Anneau.

À l'époque, rien ne laissait présager que Saroumane se tournerait vers le mal, et par conséquent, l'effet que cela aurait sur la majestueuse forteresse gondorienne, ainsi que les menaces que cela engendrait pour la Terre du Milieu.

Un sièege de pouvoir
Séduit par les promesses de Sauron, Saroumane rejoint les forces obscures du Seigneur du mal. Ensemble, les deux Ainur déchus mais puissants forment une alliance maléfique, dans le but de régner sur la Terre du Milieu.

Sous les ordres de Sauron, Saroumane transforme Isengard, lieu d'une grande beauté, en une véritable usine, une forteresse capable de créer une gigantesque armée.

Par la suite, Saroumane rassemble une armée de 10.000 soldats, composée de redoutables Orques et d'Uruk-hai, nouvelle race de super guerriers engendrés au plus profond des entrailles d'Isengard.



La Tour
Indestructible flèche de pierre noire, la tour d'Orthanc, située dans la citadelle d'Isengard, s'élève à plus de 150 mètres au-dessus des plaines. Dans son enceinte, Saroumane prépare la destruction des Hommes et communique avec Sauron par le biais d'un Palantír -- l'une des sept Pierres-Voyantes d'Eldamar, créées par les Noldor de Valinor pendant les Jours Anciens et données aux Seigneurs d'Andúnië de Númenor au Second Âge.

Bien qu'elle ne soit pas aussi imprenable que la tour de Barad-dûr, fief de Sauron, Orthanc est capable de résister à de puissants assauts, y compris même l'attaque des Ents. Ces derniers mettront fin au pouvoir de Saroumane, en détruisant presque entièrement et en inondant les fortifications d'Isengard, mais ne pourront rien contre la tour inexpugnable.

Saroumane parle
" Les Deux tours traite de l'apogée de la puissance de Saroumane, et enfin de sa chute. " Christopher Lee (Saroumane).

Les sons d'Isengard
" Isengard est en fait basée sur les machines et l'industrie. Il y a le bruit des arbres que l'on coupe et massacre, et l'usine qui prend le dessus. Il y a le bruit des forgerons et des feux - à l'opposé des sons dits naturels. Ce sont les bruits de la mort et de la destruction. " Ethan Van Der Ryn, superviseur du montage son et co-designer du son.








Une armée rassemblée
Pour la scène des <i>Deux tours</i> où Saroumane dévoile son armée de 10.000 guerriers, seuls les hurlements à pleine gorge de milliers de figurants pouvaient produire les sons dont le réalisateur Peter Jackson avait besoin. Avec Ethan Van Der Ryn (superviseur du montage son), Peter Jackson s'est rendu dans un stade de cricket en Nouvelle-Zélande, où il a demandé à 25.000 fans de lui prêter leur voix. Van Der Ryn raconte : " Peter est entré à la mi-temps, où il a obtenu une réponse enthousiaste. Il a réussi à les faire chanter en Noir Parler [la langue du Mordor]. C'est incroyablement impressionnant de voir autant de monde chanter à l'unisson. "

La marche des Ents
" Le réveil des Ents est vraiment palpitant. Quand ils se réveillent et marchent contre Isengard, on voit des arbres se transformer en de créatures incroyablement fortes et intimidantes, démolissant les remparts de la citadelle et lançant tout objet sur leur chemin. C'est probablement mon passage préféré des Deux tours. " -- Dominic Monaghan (Merry Brandebouc).